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mardi 25 septembre 2007

L'abbaye du mont des cats



http://www.abbaye-montdescats.com/


Moulin Le Noordmeulen

Le Noordmeulen

"Buon La Forza Meglio L'Ingegno 1832" "La force c'est bien. le génie, c'est mieux"

Ce moulin a été acquis à la Comtesse d'Hornes, Dame d'Hondschoote, depuis plusieurs siècles mais existait et appartenait aux Barons d'Hondschoote bien avant 1547 ainsi qu'on le vérifiera par les comptes-rendus à la terre d'Hondschoote.

Un plan d'Hondschoote fait par J. De Deventer vers 1560, mentionne bien ce moulin sans son nom actuel.

Le 2 décembre 1773, le Bureau des Finances de Lille rendait une ordonnance interdisant de construire et laisser tous les moulins à vent à moins de 250 pieds (74.40 m) des routes.

A Hondschoote, 6 moulins furent concernés dont le Noordmeulen, son propriétaire eut 3 ans de délai pour déplacer son moulin qui se trouvait à l'origine de l'autre côté de la route.




Jean Bart, le dunkerquois.


Jean Bart
Dunkerque, 21 octobre 1650 - 27 avril 1702



Jean Bart peint par C.Bernardin, 1824

Portrait de Jean Bart peint par
Chevalier Bernardini, 1824
© Musée national de la Marine / P. Dantec



navire de 50 canons, musée de la Marine
© Musée national de la Marine


Jean Bart est né à Dunkerque le 21 octobre 1650, issu d'une lignée de patrons pêcheurs et de maîtres au cabotage qui ont aussi servi comme corsaires au service de la monarchie espagnole. Le port de Dunkerque devenu possession française en 1662, les Bart se placeront sous la bannière du roi de France.
Dès l'âge de huit ans, Jean Bart navigue sur des petites barques de commerce, apprend à connaître par tous les temps les moindres parages de la Manche septentrionale et de la mer de Nord, le dédale des bancs et des courants, le jeu du renversement des marées et l'approche des côtes.
À seize ans, il s'engage dans la flotte hollandaise, lorsque les Provinces Unies sont entrées en conflit contre l'Angleterre.

C'est à bord du navire amiral, les Sept provinces, que Jean Bart connaît cette expérience ineffable, dont le souvenir le marquera durant toute sa vie : l'entrée victorieuse de Ruyter dans la Tamise en 1667. Les Hollandais possédaient la première flotte de commerce et de pêche du monde. Longtemps alliés à la France qui les a soutenus durant leur longue guerre d'indépendance contre l'Espagne, ils s'opposent à la politique conquérante de Louis XIV qui voudrait s'emparer des Pays-Bas espagnols.

La Guerre de Hollande, déclenchée en 1672 par la France, fait la fortune de Dunkerque et de ses " capres " ou corsaires. Au début de 1674, Jean Bart a pris le commandement du Roi David.
C'est avec cette coque de noix d'une trentaine de tonneaux, qu'il réalise sept captures d'une valeur totale de 260 000 livres tournois. Ses bailleurs de fonds lui confieront par la suite d'autres navires, plus puissants, qui lui permettront de multiplier les prises de grande valeur.

Comme les autres capres ou corsaires dunkerquois, Jean Bart est un prédateur intéressé avant tout par le gain, parfois porté au pillage malgré les règles très strictes de la guerre de course. Il se distingue toutefois très tôt de ce milieu, car son audace et son esprit offensif le poussent à assaillir les bâtiments de guerre qui escortaient les flottes de pêche et de commerce de l'ennemi, tandis que les corsaires avaient plutôt l'habitude d'éviter les combats dès qu'ils n'étaient pas certains de capturer leur proie.
Jean Bart est ainsi remarqué par le roi, qui le fait lieutenant de vaisseau en janvier 1679. Cette promotion constitue le grand tournant de la vie du marin dunkerquois, puisqu'à partir de là, il cesse sa carrière de corsaire privé pour devenir un officier de la marine royale.
Dunkerque a fait l'objet de grands travaux qui le transforment - grâce à Vauban - en un port de guerre et un arsenal, la principale base d'opérations contre les côtes hollandaises, puis britanniques, lorsque la France entre en guerre contre l'Angleterre après la Révolution de 1688.

C'est dans le cadre de l'escadre du Nord, que Jean Bart multiplie les exploits, qu'il s'agisse de mettre en pièces la flotte de pêche des Hollandais, d'intercepter des convois de blés devant le Texel pour ravitailler une France affamée par la crise de 1694, d'attaquer les croisières des garde-côtes anglais.
Anobli (1694), promu capitaine de vaisseau, puis chef d'escadre, Jean Bart constitue l'une des figures les plus attachantes de cette marine de Louis XIV qui a tenu tête aux deux grandes puissances maritimes de l'époque, parce qu'elle savait capter tous les talents, ceux des hommes d'ancienne noblesse, comme Tourville, et ceux des gens issus du peuple corsaire, comme Jean Bart.
Comblé d'honneurs, nommé commandant du port de Dunkerque, Jean Bart est mort des suites d'un refroidissement, le 27 avril 1702, alors qu'il s'occupait de la remise en état de son vaisseau, le Fendant.

André Zysberg
professeur à l'université de Caen




Tournai: 1ère Capitale ?

Tournai avait été évangélisé, très tôt, par Saint Piat, moine d'origine italienne, qui y avait fait construire un petit oratoire dès la fin du IIIème siècle. Durant la seconde partie du IVème siècle, l'empire romain se désagrège lentement, on assiste à son partage entre l'empire d'Occident et l'empire d'Orient. Les tribus germaniques attaquent régulièrement ses frontières du Nord et en 366, les Romains sont défaits par le Allamans sur la Moselle. En 388, les Francs rhénans s'attaquent à la Province Belgique et en 389, ils arrivent aux portes de Tournai où ils sont vaincus par les défenseurs romains. En 395, à la mort de Théodose, l'empereur d'Orient, le pouvoir revient à ses deux fils alors mineurs. Le généralissime Stilicon assure une sorte de régence. Pour faire face à des nombreuses invasions germaniques, les frontières du Nord sont peu à peu dégarnies, ce dont profitent les Francs saliens qui progressent vers le sud. En 406, les Vandales pillent Tournai et déportent ses habitants. Abandonnée par les pillards, la ville se retrouve à nouveau sous la protection de Rome et du général Aétius. En 430, profitant que celui-ci est parti en guerre, le roi Clodion et ses francs saliens s'emparent de Tournai qui devient ainsi la première capitale du "Pays des Francs". Un roi de légende, Mérovée, succède à Clodion vers l'an 450 et donne son nom à la dynastie des Mérovingiens. En 456, son fils Childéric 1er est désigné à la tête d'un royaume qui s'étend approximativement de la Lys à l'Ouest à la Sambre à l'Est. Childéric est un jeune homme fougueux et débauché, son peuple se révolte et environ trois ans après sa prise de pouvoir, le roi doit fuir et se réfugier en Thuringie, à la cour du roi Bisin. Fidèle à sa réputation, il aura tôt fait de séduire l'épouse du roi, Basina (Bassine). Pendant ce temps, Aegidius a été désigné comme roi des Francs saliens. En 456, il part mener campagne contre les Francs rhénans à Cologne, profitant de son absence, les Francs tournaisiens rappellent Childéric. Dès son retour dans sa ville, Childéric prouve qu'il n'a pas renié sa préférence pour le camp romain et ses troupes participent à de nombreuses expéditions militaires au côté d'Aégidius (notamment dans sa lutte contre les Wisigoths vaincus à Orléans). A la mort d'Aégidius en 464, Childéric entretient les mêmes rapports avec son successeur le comte Paul en l'aidant à vaincre les Saxons à Angers en 468. C'est là que le comte Paul trouve la mort. En 481, Childéric meurt, il sera enterré à Tournai, dans une nécropole de la rive droite, sa tombe contenant de nombreuses richesses sera découverte en 1653 à proximité de l'actuelle église Saint Brice. Son fils, Clovis, né en 456, est alors hissé sur le pavois, il n'est âgé que de 15 ans mais la Loi salique fixe la nubilité à 12 ans pour les filles et 14 ans pour les garçons. Lors de ce sacre, un personnage va jouer un rôle important qui changera probablement le cours de l'histoire de l'Europe occidentale, Rémy, l'archevêque de Reims, l'exhorte dans une missive à continuer l'oeuvre de son père, à assurer la sécurité et le bien-être de ses sujets, à protéger le clergé chrétien. Les bons rapports entretenus entre l'Eglise d'alors et le royaume franc seront à l'origine de la désignation d'un premier évêque à Tournai, Eleuthère qui deviendra plus tard le Saint patron de la ville. Une dizaine d'années après son sacre, Clovis épouse Clotilde, nièce d'un roi burgonde. Celle-ci, chrétienne, insistera à de nombreuses reprises pour qu'il embrasse sa Foi. Le 25 décembre 508, après ses victoires obtenues sur les Wisigoths et les Allamans, au cours desquelles, il aurait promis à Dieu de se faire baptiser s'il en était vainqueur, il reçoit le baptème à Reims. Lors de cette cérémonie, Saint Rémy aurait prononcé les célèbres paroles : "Fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré !".Tournai, à cette époque, est sous la protection de l'évêque Eleuthère. Clovis décide de transférer sa cour à Paris et faire de ce lieu, anciennement dénommé Lutèce, sa nouvelle capitale. Il vient de poser la première pierre du royaume de France. Alors, Tournai, berceau de la France ? Tournai, première capitale d'Occident ? Ici, on ne se pose même pas la question, on l'affirme avec fierté médusant parfois des touristes français, férus d'histoire, mais pour qui le monde n'existait pas avant la création de Paris. Clovis mourra dans sa nouvelle capitale en 511...